mercredi 30 octobre 2013

New Delhi

Avant de partir d'ici peu pour 10 jours dans le Rajasthan, j'en profite pour vous parler un peu de Delhi, là où je suis allé mi-octobre pour un week-end. Antoine, un des français de Baroda, avait 2 amis qui arrivaient en Inde pour des vacances donc nous les avons rejoins (Antoine, moi et Julien, encore un autre français...).

C'est la seconde fois que je vais à Delhi mais la première fois avait été plutôt courte. Ici, la différence avec Baroda m'a réellement surpris. Pourtant j'étais déjà venu, mais là différence de développement entre les deux villes m'a sauté aux yeux. Les routes sont parfaites, c'est globalement plus propre, pas de vache dans les rues (comme à Bombay) et surtout la circulation y est globalement fluide (selon les standards indiens). Pour peu on se croirait dans un autre pays (ce qui vu la taille de l'Inde est presque le cas).

Contrairement à Bombay qui est fortement marqué par l'influence coloniale anglaise, Delhi est surtout d'influence moghol (empire indien pendant environ 300 ans dont la capitale était... Delhi). De nombreux vestiges (plutôt bien restaurés) peuvent être visités et finalement la ville s'avère plus intéressante que ce que j'avais imaginé.

Après une arrivée vendredi soir et of course, un passage immédiat par le seul restaurant français de la ville (quel plaisir de voir des plats cuisinés à la française !), nous avons passé notre journée du samedi à visiter la ville, donc il fut question du Red Fort (un chateau rouge étonnament), une mosquée dont le minaret offre une superbe vue sur la ville mais où les photos n'y sont tolérés qu'en payant assez cher (donc pas de photos...) et enfin la tombe d'Humayun (empereur... moghol vous l'aurez compris) qui a inspiré le Taj Mahal et on comprend pourquoi en le voyant.

Le Red fort

Un temple jaïn qui était fermé malheureusement

La tombe d'Humayun, la ressemblance avec le Taj Mahal est frappante !
Ensuite, direction notre hôtel situé dans le Main Bazar qui porte bien son nom. Le lendemain, nous avons été à l'Akshardham temple qui a été construit en... 2005. Il est très beau et le niveau de détail de ce batiment est assez incroyable. De plus il est gratuit pour tout le monde et comme le dit si bien le Lonely Planet, on se croit un peu dans Disneyland à l'intérieur. Non, il n'y a pas de jeux mais tout y est fait pour que le public y reste tout l'après-midi avec une activité payante et quelques restaurants. Malheureusement, les photos y sont interdites tout comme les téléphones portables enfin à peu près tout sauf de l'argent (Disneyland qu'ils disent...). Et pour une fois, autant le dire, la fouille est stricte. C'est pire que dans un aéroport...

Le temple d'Akshardham
Une annexe (non ce ne sont pas mes photos :) )

Donc voilà, un week-end court mais plutôt chargé pour ce qui fut pour moi ma première vraie visite de la ville. J'ai plutôt bien aimé Delhi ce week-end mais je pourrais mieux vous en parler car je vais y retourner dans très peu de temps.

Maintenant je n'attends plus que mes trois zigotos d'Alençon et direction le Rajasthan !

ps: Il me manque certaines photos (d'une des amis d'Antoine) mais elles sont pour l'instant au Népal ! Je les mettrai sur le blog dès que je les aurai récupérés. En attendant, j'ai mis 90 photos fait avec l'appareil de Julien (pas terrible disons-le).

lundi 21 octobre 2013

Navratri



La semaine dernière s’est terminé le festival de la Navratri. Il correspond à la célébration de la Shakti, l’énergie féminine divine, notamment avec la déesse Dourgâ. C’est donc principalement une fête féminine assez célébrée en Inde mais pas de la même manière. Navratri signifie « neuf nuits » en sanskrit (ancienne langue) et donc vous l’aurez compris, le festival dure...bah, neuf nuits.

La déesse Dourgâ
Dans la plupart des états Indiens, la fête est célébrée avec des statuettes voire des statuts disposées dans la rue, un peu comme lors du festival des Ganesh. Or dans le Gujarat, état assez religieux et très traditionnel, on célèbre Navratri avec une danse qu’on appelle la Garbâ. Il y a plusieurs pas de danses différents mais pour faire simple, le but est d’effectuer ces pas (entre 4 et 10 selon les différentes danses) autour d’une statue de Dourga ou plus généralement autour d’un centre dans lequel on aura disposé de nombreuses lumières. Et cela pendant des heures et des heures... pendant 9 nuits pour les plus fervents. Honnêtement, c'est assez fatigant à la longue :)

Une garba
A Baroda, il existe une association qui organise chaque année une garbâ qui est probablement la plus grande qui existe. Au maximum, on peut se retrouver à 30 000 en même temps à danser. L’événement est vraiment important car tous les journaux en parlent et il est même parfois diffusé à la télé (!). J’ai donc essayé cette année, le pass est tout de même assez cher (2 500Rs = environ 30 euros, ce qui n'est pas donné pour la plupart des indiens) mais ça vaut vraiment le coup. C’est assez impressionant de se retrouver au milieu de cette foule et de voir 20 000 personnes se déplacer de manière synchronisée. Pour entrer il faut de plus porter la kurta, habit traditionnel indien. Pour les femmes, c'est habit de fêtes et donc on peut alors voir les plus beaux saris.

La garba de United Way of Baroda (celle où je suis allé)
Exemple de kurtas et de saris "de fête"

Je pense que pour les touristes, c'est le meilleur festival à voir car très coloré et festif. C'est un événement qui est de plus partagé en public à la différence de Diwali qui approche à grands pas (3 novembre) qui correspond un peu à notre Noël, du coup ce sont des fêtes à passer en famille. On peut aussi voir qu'il existe donc bel et bien une population jeune à Baroda ce qui n'est franchement évident le reste de l'année...

Enfin bon, encore un bon souvenir !


ps: j'ai mis quelques photos dans un album mais très peu car prises avec mon téléphone, les appareils photos étant interdits dans l'enceinte de la garba...

vendredi 27 septembre 2013

Le déluge

La mousson est sensé être terminée...


Mais il faut croire que non! Car depuis samedi, c'est une véritable déferlante qui s'est abattu sur Vadodara sans discontinuité. Après deux de pluie plutôt fine, la journée de mardi a été tout simplement terrible. Il est tombé 234mm d'eau pendant la journée soit environ 20/25% de ce qui tombe en Basse-Normandie sur un an (qui à peu près égal à la pluviométrie moyenne sur l'année ici à Baroda)! La plupart des rues étaient assez innondées, voire énormément dans certains coins (pauvres malheureusement, c'est une réalité) de la ville où l'eau a atteint presque deux mètres (cf photos). Dans la région autour de la ville, l'armée est intervenu pour évacuer certains villages à cause de la quantité d'eau...




Heureusement, depuis mercredi midi, la pluie s’est arrêtée. Le soleil a enfin refait son apparition en espérant que ces pluies ne recommenceront pas. Autre point, avec la montée des eaux et donc une rivière qui menace très sérieusement d'innonder la ville (le niveau est toujours très élevé), certains crocodiles vivant dans celle-ci s'aventurent un peu en dehors. J'ai lu que quatre d'entre eux avaient déjà été récupérées en dehors de la rivière, ça donne confiance pour aller n'importe où :)



Bon ok certes , la photo date d'il y a 2/3 ans mais elle me fait marrer. A noter qu'elle a bien été prise dans la région de Baroda

Maj : en rentrant jeudi soir, mon chauffeur m'a montré un immeuble qui menaçait très sérieusement de s’effondrer. En effet, celui-ci était légèrement incliné car le sol s’enfonçait à cause de la pluie. De plus, la construction comme de coutume en Inde ne doit pas être excellente. Bien entendu, cela n’a pas loupé et l’immeuble s’est effondré dans la nuit de jeudi à vendredi sur la route que je prends tous les jours pour me rendre à Alstom. Heureusement, pas de blessés, il avait été évacué dans la journée.



lundi 23 septembre 2013

Ganesh Chaturthi

C'était la fête à Baroda !

Et oui, pendant une dizaine de jours, la ville s'est réveillée un peu et a fêté Ganesh, fils de Shiva que vous connaissez sûrement. Bon je vais vous éviter toute l'histoire mais il s'avère que dans la mythologie hindoue, Ganesh est mort, tué par son père Shiva... Ce dernier lui ayant coupé la tête (et cette dernière introuvable), il alla en chercher une autre pour le faire revivre et pris celle du premier animal trouvé, en l’occurrence un éléphant. Donc voilà, Ganesh c'est lui :




Pendant ce festival, les hindous achètent une idole de Ganesh faite en plâtre qu'ils doivent garder un nombre de jours précis (allant de 3 à 11) pendant lesquels ils doivent prier matin et soir devant l'idole et faire des offrandes. 



Certaines des idoles sont en pleine rue ce qui n'est pas toujours très pratique et sont toujours accompagnées par de la musique, beaucoup de musique ! A la fin des jours prévus, une procession plus ou moins grande, mais toujours TRES bruyante emmène l'idole en dansant vers un point d'eau (un lac en général) pour l'immerger.



Le dernier jour, qui était mercredi 18, est le jour où l'on trouve le plus de processions. J'ai donc assisté à ces immersions. Vous trouverez les photos et deux vidéos dans l'album du même nom. Pour la première fois, j'ai aussi vraiment compris ce que ça faisait d'être un blanc avec un appareil photo dans une grande foule d'indiens. Vous vous faites un paquet d'amis, mais vous devez aussi tous les photographier...


mardi 3 septembre 2013

Udaipur

Début août, je suis allé pour 2 jours à Udaipur, surnommée "la ville blanche" en Inde, une des plus belles villes du pays paraît-il. La ville n'est qu'à 6h en bus de Baroda, autant dire une broutille. Du coup, ni une ni deux, nous sommes partis à 8 pour cette nouvelle petite expédition dans le Rajasthan.

Même pas 400km de distance !

En pleine mousson, on n'est jamais sûr de pouvoir profiter pleinement de notre week-end mais encore une fois nous avons eu de la chance. Après un ciel bien nuageux le samedi, il a fait très beau et très chaud le dimanche ce qui m'a occasionné quelques sérieux coups de soleil (vous en avez vu le résultat pour la plupart).

A l'arrivée, après une nuit dans un bus de nuit, la première chose à faire est... de se reposer un peu. En effet, les bus de nuit sont pratiques mais pas forcément très confortables. Ensuite, nous avons par l'intermédiaire de notre hôtel loué des chauffeurs pour le samedi. Nous avons alors été au Karni Mata Temple qui surplombe en partie la ville où la vue y était très sympathique. La montée se fait en téléphérique ou à pied pour les plus pieux ou courageux (hindous ou non). Par la suite, nous n'avions plus beaucoup de temps, du coup nous sommes redescendus, avons mangé et sommes partis dans la ville faire quelques courses pour certains (des souvenirs ou des vêtements notamment). La suite a été marqué par un spectacle de danse auquel nous avons assisté. C'est un peu le piège à touriste (la moitié des spectateurs sont blancs, c'est dire !) mais ça reste sympa à voir.

La vue sur la ville

Le spectacle de danse (il y a d'autres photos dans l'album)

Le lendemain, nous avons décidé de changer de moyen de locomotion. Fini les voitures louées, place aux scooters et aux motos (comme à Diu en somme) pour découvrir la ville. La première étape a été le City Palace qui date du 16ème siècle. Régulièrement agrandi au cours des années, c'est désormais un musée mais surtout un vrai labyrinthe avec un enchainement de pièces et de minuscules couloirs. Il est assez joli à voir et nous fait profiter d'une magnifique vue sur le Jag Niwas au milieu du lac que les fans de James Bond sont censés connaître.

La fine équipe

Le City Palace

Le Jag Niwas

Par la suite, nous avons décidé comme à Diu de parcourir la ville et ses alentours avant de se rendre au Monsoon Palace, vrai point d'observation de la ville qui est situé plus de 400m au-dessus du niveau de la ville. La balade dans la ville et une partie de la campagne Rajasthani a été très agréable, le coin étant vraiment magnifique. D'ailleurs, sur ce point, je comprends assez bien les qualificatifs de la ville qui est réellement une des plus belles d'Inde. 




Cependant, avec mon co-pilote Julien, nous avons aussi expérimenté une autre facette de l'Inde. La courroie de distribution de notre scooter a cassé lorsque nous étions à environ 5km de la ville, perdus en pleine campagne. Heureusement, nous étions à 200m d'un village où il y avait un garage. Enfin, ce qui s'apparente à un garage car le mécanicien n'avait pas l'air très bon. 

Bon là on était un peu inquiet de la suite des événements quand même...

Finalement, pendant que les autres ont continué vers le Monsoon palace, nous avons réussi à négocier avec le mécanicien et un de ses amis pour qu'il nous ramène avec le scooter sur un petit camion qu'ils possédaient. C'est là toute la magie de l'Inde. Le scooter est typiquement tombé en panne, faute d'entretien et de bon matériel, mais il y a toujours quelqu'un prêt à vous aider (pas gratuitement évidemment). Enfin, toujours est-il que cela nous a un peu gâché le reste de la journée mais nous avons finis par trouver un restaurant au bord du lac pour y passer du bon temps et finalement attendre les autres. Après cela, nous avons aussi profité d'un bar (qui je le rappelle sont inexistants à Baroda) avant de repartir en bus. Certes, je n'ai pas eu le temps de visiter beaucoup de choses mais la ville est très agréable et je sais que je vais y revenir.

Les bords du lac

Les bords du lac

dimanche 1 septembre 2013

L'ile de Diu



Me revoilà revenu en Inde après un passage de 10 jours par la France. Vu que mon PC me posait des soucis, je n’avais pas eu le temps de poster ce message ni celui qui viendra après d’ailleurs.

Fin juillet, je suis allé sur l’ile de Diu avec 10 autres personnes. Diu avec Daman, une enclave aussi dans le Gujarat, sont deux anciens comptoirs portugais. Ils sont tous deux regroupés au sein d’un territoire. L’Inde est un pays fédéral mais compte plusieurs territoires indépendants des états dans lesquels ils sont (Pondichéry est un territoire par exemple et plus étonnant Delhi aussi).


L’ile de Diu est assez petite (40km²) avec une assez faible population ce qui contrairement au reste de l’Inde la rend peu dense et beaucoup plus à taille humaine. L’influence portugaise y est encore bien présente, mais probablement moins qu’à Goa, avec quelques églises et des bâtiments très colorés ce qui est assez rare. L’accès à l’ile est cependant assez compliqué, les 400km qui la séparent de Vadodara ont été réalisé en… 12h en bus. Certes, les fortes pluies lors de notre départ ont probablement du ralentir le bus mais les routes notamment proches de l’île sont tout bonnement catastrophiques. Ironiquement, les routes sur l’ile sont elles parfaites.

Le "port" de Diu

La plage

Le temps n’était pas extraordinaire (mousson oblige) mais nous avons été chanceux car la pluie ne s’est pas invitée lorsque nous étions sur l’ile. Du coup, notre première journée a plutôt été orienté plage, ce qui nous a permis de nous baigner dans l’océan, enfin à cet endroit on parle plutôt de la mer d’Arabie. Le retour de la plage ne fut pas triste. Nous n’avions ni taxi, ni rickshaw à disposition et nous avons trouvé un indien avec un rickshaw pour transporter du matériel qui a accepté de nous ramener. Sauf qu’au premier dos d’âne (trop courant en Inde), nous avons fait décoller le rickshaw :)
En réalité, nous sommes partis sur les roues arrières car 11 à l’arrière du véhicule était probablement un peu trop… Enfin, on en a bien rigolé et nous sommes finalement rentrés par un autre moyen.

Le lendemain, nous avons voulu visité l’ile. Vu sa taille, la meilleure solution était de louer des 2 roues ce que nous avons fait. Malheureusement, le loueur ne proposait pas de casques donc nous avons du faire sans. En tout cas, c’était bien agréable surtout que l’ile est très sympathique. Le seul monument historique qui vaille le coup est le fort mais se balader sur tout l'ile est agréable tant le cadre y est joli. A la fin de la journée, le voyage se terminait (seulement 2 jours sur un week-end) et nous, les français, avons dû reprendre la route pour rentrer et aller travailler (arrivée à Baroda à 6h du matin). Les autres qui sont restés ont pu découvrir une autre partie de l’ile grâce à un indien rencontré le dimanche. J’ai aussi mis quelques photos de leur dimanche soir et lundi dans l’album associé.

 Une partie du groupe au fort de Diu

Le fort

D’ailleurs, pour l’album j’ai mixé les photos de tout le monde. Les miennes sont facilement reconnaissables car il y avait des taches sur l’objectif et je ne m’en suis aperçu qu’après…  le week-end à Udaipur 2 semaines plus tard (j’aurais peut-être du regarder les photos avant ;)).